Mardi 8 novembre 2011
2
08
/11
/Nov
/2011 13:54
-
Par L'archipel contre-attaque !
-
Publié dans : ARTICLES
-
Le jeudi 10 novembre ,à 18 heure, à la librairie torcatis à Perpignan, le politologue Olivier Rouquan présente son dernier
ouvrage sur la réforme territoriale. Suivra un débat avec le sénateur, maire du Soler, François Calvet et Henri Sicre, ancien maire de Céret, ancien créateur et président du "Pays
Pyrénées-Méditerranée".Il est aussi le député socialiste qui a siégé le plus longtemps sur les bancs de l'assemblée sous la Ve République. La présentation et le débat seront animé et
organisé par le journaliste Nicolas Caudeville

PRESENTATION
Olivier Rouquan est docteur en science politique. Il est chargé de cours au Centre National de la Fonction Publique Territoriale, et à l’Institut Supérieur de Management Public et Politique. Il
enseigne et publie régulièrement des travaux de recherche, sur les institutions et les gouvernances territoriales. Il forme les fonctionnaires territoriaux et de l’État depuis plusieurs années,
notamment dans le cadre des préparations aux concours.
QUATRIEME
Depuis quelques années, la conduite du changement des administrations bouleverse la gestion du territoire. Décentralisation et déconcentration sont ainsi réformées au nom de la performance
publique, les techniques de management des ressources financières et humaines étant converties à l’efficience – faire aussi bien avec moins -. En effet, la mondialisation et le néo-libéralisme
dominants veulent une diminution de la dépense publique, alors que les collectivités locales se convertissent aux exigences de compétitivité et d’attractivité territoriales.
Le besoin de rationaliser les institutions tient en partie à la généralisation de la gouvernance comme modalité de prise de décision multi-acteurs, multi-niveaux : en effet, l’action publique
territoriale résulte de plus en plus de contrats passés entre plusieurs collectivités – dont l’État voire l’Union européenne -. En résulte une complexité certaine du management public et politique.
Après trente ans de décentralisation continue, la volonté de simplifier les niveaux et de clarifier les compétences est affirmée. L’orientation est-elle tenable, alors que les partenariats se sont
multipliés tous azimuts ? Il est dans tous les cas utile de faire le point sur le qui fait quoi et avec quels moyens, entre communes, intercommunalités, départements, régions et État central.
Ce dernier révise aussi son organisation, au moins depuis la Révision Générale des Politiques Publiques. Le niveau régional devient le point de cohérence de la déconcentration. Le personnel est
redistribué entre les directions départementales et régionales, moins nombreuses. Dans tous les cas, la puissance publique intervient moins directement, régulant davantage, laissant la mise en
œuvre aux acteurs externes, publics et privés. Ce modèle, largement inspiré par l’Union européenne, n’est pas pour autant consensuel.
Il faut donc interroger la légitimité, non seulement de ces évolutions mais aussi des pouvoirs structurant le territoire. Dans ce livre, les réformes contemporaines sont mises en perspective, pour
rappeler quels sont les éléments fondamentaux à la fois du contrôle étatique sur sa population et son territoire, et de l’autorité des élus locaux sur leurs périmètres. Ainsi, même si nos sociétés
ont fait de la mobilité une valeur, constatons à quel point des traditions et des symboliques ancestrales continuent d’animer la vie politique locale.
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-cantonnales-reforme-des-collectivites-territoriale-67394161.html
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-henri-sicre-ex-maire-70146967.html
0
Derniers Commentaires